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Recyclage

La fermentation et l'induction électromagnétique pour éliminer les déchets

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Dans l'industrie de la fermentation, le recyclage est une préoccupation constante. Une fois le digestat brut séparé, la fraction liquide est ensuite bien souvent asséchée pour être utilisée comme amendement dans l'agriculture. L'utilisation de polymères est cependant soumise à une réglementation restrictive. Une optimalisation des ressources employées permet d'en étendre l'utilisation, d'améliorer la phase de séparation et de réduire drastiquement les coûts. (B.V.)

Dans l'industrie de la fermentation, une quantité considérable de déchets est transformée en électricité et en amendement. L'usage de polymères adaptés permet de limiter grandement la teneur en matière sèche de la fraction liquide – jusqu'à plus de 75 pourcents. Par conséquent, une fois la fraction liquide transformée en amendement (après évaporation et assèchement), le taux de phosphore est plus bas qu'auparavant, ce qui permet donc d'utiliser davantage d'amendement. Un raisonnement qui s'applique d'ailleurs à l'azote.

En de multiples endroits, on utilise également les traditionnels polymères en émulsion dont les huiles minérales forment la base, ce qui engendre une hausse de la concentration de ces huiles dans la fraction solide asséchée et dans l'amendement. Or, la fraction solide est généralement utilisée pour le compostage et la présence d'huiles minérales, qui se décomposent plus difficilement, a une influence néfaste sur le fonctionnement d'une installation de compostage, entraînant par là même des coûts de traitement plus élevés.

Faire passer le polymère du stade d'émulsion au stade de dispersion ou de polymère en poudre permet de faire disparaître l'huile minérale qu'on ne retrouve donc plus non plus dans la fraction solide ou dans l'amendement.

Une économie de 30 à 40 % des coûts de transformation de la fraction solide est ainsi réalisée. En fonction de la quantité de matériel à fermenter, cette économie peut atteindre jusqu'à 75.000 euros.

Traitement des déchets organiques

L'induction électromagnétique permet, entre autres, de récupérer les déchets organiques présents dans l'eau. Basée sur l'électromagnétisme, cette technologie d'origine allemande protège les canalisations d'eau et les pompes contre les dépôts de toute nature. Il peut s'agir de calcaire, de struvite, d'albumines et d'autres minéraux. Le système protège la production en prévenant tout problème de refroidissement et d'obstruction. La technologie initiale a été améliorée et mise au point pour des applications autres que les applications classiques (prévention de dépôts).

Cette technologie modifie les propriétés physiques d'un liquide (comme la viscosité ou la tension superficielle) et contribue ainsi à améliorer les process. Le champ électromagnétique spécial assure une plus grande productivité, ce qui permet d'optimaliser l'utilisation des moyens existants, et ce à moindre coût. En plus de réduire les frais d'entretien, cette solution assure une forte réduction en termes d'eau, d'énergie et de produits chimiques tout en diminuant l'empreinte écologique des émissions de CO2.304-01-2Il existe différentes manières d’éliminer et de traiter les déchets toxiques.

Technologie brevetée

Le système EMI est constitué de différentes bobines spéciales fixées autour de la canalisation et commandées électroniquement. La particularité du système est que les bobines génèrent un champ magnétique alternatif variable (inductif) dans le liquide coulant dans le tuyau.

Tenant compte des paramètres liés au liquide–conductivité, vitesse d'écoulement – un système électronique spécifique de régulation fixe la plage optimale des fréquences du champ induit. Dans le cas des eaux usées ou des boues, la puissance électrique absorbée se situe entre 40 et 50 W/m3h.

 
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